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"Lyon est clairement une de nos cibles prioritaires"

"Lyon est clairement une de nos cibles prioritaires"

mardi 3 janvier 2012
Chaque semaine, nous interrogeons un professionnel sur une problématique d'actualité. Marc de Prémare, associé chargé des relations internationales de Crowe Horwath Partenaires, explicite la stratégie du réseau pour atteindre 100 millions d'euros de chiffre d'affaires en France.
"Lyon est clairement une de nos cibles prioritaires"
Noter :

Depuis 2010, votre réseau cherche à atteindre un chiffre d'affaires de 100 millions d'euros. Vous n'y êtes pas encore parvenu…

C'est vrai que nous nous sommes fixés cet objectif. Nous espérions y parvenir plus tôt mais il est difficile de repérer des cabinets qui correspondent au profil que nous cherchons : être premier dans son secteur géographique naturel, disposer d'un véritable équilibre dans ses missions, c'est à dire avoir une partie substantielle en audit, et ne pas être déjà membre d'un réseau. Lyon est clairement une de nos cibles prioritaires. Nous sommes cependant satisfaits du taux de croissance élevé, de 15% en moyenne par an, obtenu depuis la création du réseau en France. Notre chiffre d'affaires est passé de de 48 à 82 millions d'euros entre 2007 et 2011.

Avez-vous bon espoir de trouver un adhérent sur Lyon ?

Oui car le contexte réglementaire fait bouger les lignes. Des cabinets qui affichaient une indépendance complète et qui voulaient rester franco français mesurent mieux aujourd'hui l'enjeu d'entrer dans un réseau français et international. Notre profession va subir de fortes évolutions avec les perspectives de la réforme de l'audit en Europe ainsi qu'avec l'évolution attendue en matière d'interprofessionnalité entre les métiers du chiffre et du droit.

Pourquoi Crowe Horwath International a-t-il choisi de reconstruire sa présence en France sur le modèle du réseau et non pas du groupe intégré ?

Il a été décidé de créer un réseau de cabinets et non pas un cabinet. Nous souhaitons développer l'intégration jusqu'au point de ne pas faire disparaître l'indépendance financière de nos membres. Ce choix est justifié par notre présence historique en France que nous avons décidé de reconstruire en 2007-2008. Cela correspond aussi au besoin des clients. Je peux vous donner l'exemple du cabinet Dupouy, qui nous a rejoints cette année. Ce cabinet, qui se définit comme indépendant au service de clients indépendants, traite des dossiers importants à capital familial, ce qui implique que les clients aient une grande confiance dans les intervenants et que le cabinet assure une stabilité des intervenants. La dimension internationale est également un facteur important pour ce cabinet et son adhésion à Crowe Horwath Partenaires va permettre de bâtir des équipes mixtes destinées à améliorer l'efficacité des missions, notamment dans l'audit légal et les due diligences. Nous allons aussi développer les missions transfrontalières aussi bien dans l'audit que dans l'expertise comptable.

Dans l'ensemble, vous pensez que les cabinets préfèrent rejoindre un réseau plutôt qu'un groupe intégré ?

Oui. C'est ce que j'ai illustré précédemment avec le cabinet Dupouy. Dans l'ensemble, les cabinets qui ont résolu leur problème de succession sont prêts à intégrer un réseau. Nous leur proposons de booster leur dynamique par l'appartenance au réseau et l'accès à la clientèle internationale. En revanche, nous ne sommes pas là pour résoudre les questions de patrimoine des cabinets.

Sur quoi s'engagent les adhérents de votre réseau ?

Chaque cabinet est membre à la fois du réseau français et du réseau international. Il y a donc un engagement de qualité et de branding, c'est à dire que les cabinets sont invités à déployer la marque Crowe Horwath tout en conservant leur identité propre. Nous sommes donc dans une logique de co-branding. Les cabinets s'engagent aussi à participer à nos activités en fonction des compétences de leurs associés. Il y a aussi un engagement à contribuer financièrement au fonctionnement du réseau français et international. Chaque membre doit verser environ 1% de son chiffre d'affaires. Enfin, les adhérents s'engagent moralement à consacrer du temps au fonctionnement du réseau.

Un article des Editions Législatives
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