L'outil qui détecte automatiquement les faiblesses d'une entreprise et permet ainsi de réduire les risques auxquels elle est exposée, grâce à l'identification d'alertes professionnelles.

Vos partenaires vous accompagnent

Groupama
Groupama
Avec Groupama, Assureur généraliste, valorisez auprès de vos clients votre démarche Les Alertes professionnelles et proposez un bilan santé d'assurance de l'entreprise et de l'entrepreneur.
Accueil
 > 
Commerce
 > 
Le premier cabinet comptable français sur une île virtuelle
 > 
Contrôle interne : quand le comité d'audit et les auditeurs externes doivent échanger
 > 
Cession du cabinet : litige sur la perte de clientèle
 > 
Les obligations comptables des syndicats sont précisées
 > 
En France, les grands réseaux comptables ont traversé différemment la crise
 > 
Litige sur cession de clientèle : quand le délai d'arbitrage est prorogé
 > 
Prise en charge des frais de transport des intérimaires
 > 
Comment mettre en place vos missions auprès des particuliers
 > 
Cession d'entreprise : quelle convention collective appliquer ?
 > 
"Le domaine prioritaire de simplification est le social"
 > 
Simplification : tendance de fond ou effet d'annonce ?
 > 
TIC : les secteurs les plus en pointe
 > 
"Les cabinets doivent devenir des entreprises comme les autres"
 > 
Vidéo : "La soi-disant concentration du marché de l'audit relève de la presbytie"
 > 
Pas de fin anticipée du mandat du CAC nommé volontairement
 > 
Norme 4DS : pensez à paramétrer vos logiciels de paie
 > 
"Nous proposons plus qu'un bulletin de paie électronique standard"
 > 
Expert-comptable : une profession dynamique (3ème partie)
 > 
Vent de fronde contre le contreseing
 > 
Loi de simplification : quel impact pour le commissaire aux comptes ?
 > 
"C'est la brique qui nous manquait pour sécuriser toute la dématérialisation"
 > 
Essai : le non-respect du délai de prévenance peut être indemnisé
 > 
Comment mettre en oeuvre les nouvelles téléprocédures
 > 
Les modalités du contrat de sécurisation professionnelle sont fixées
 > 
Alternance : aux accords de branche de fixer des objectifs de progression
 > 
"Les clients sont devenus nomades"
 > 
Salaires des métiers du chiffre : des évolutions variées
 > 
Grant Thornton poursuit sa stratégie auprès des PME
 > 
Mazars déploie sa stratégie d'intégration aux Etats-Unis
 > 
Les nouveaux projets de réforme de votre profession
 > 
Une étude suggère de revoir la réglementation française de l'audit
 > 
Un nouveau service en ligne gratuit de l'URSSAF
 > 
"On peut récupérer au moins 5 à 10% du chiffre d'affaires"
 > 
La Fee favorable au renforcement du rôle de l'auditeur
 > 
Démarchage : des experts-comptables plutôt pessimistes
 > 
Evolution de l'expertise comptable : soyez patients !
 > 
Audit des syndicats : une mission surtout pédagogique
 > 
Les recrutements en finance-comptabilité repartent à la hausse en 2011
 > 
Le régime des incompatibilités de l'avocat va-t-il s'ouvrir ?
 > 
"Les cabinets ont intérêt à travailler davantage le relationnel"
 > 
Comment assurer votre contrôle qualité ?
 > 
"Fiducial cherche à redorer son blason auprès des petits cabinets"
 > 
ECF se mobilise pour le conseil en gestion de l'entreprise
 > 
"Nous recrutons pour nous-mêmes, pourquoi pas pour nos clients ?"
 > 
Les normes des experts-comptables et des CAC peuvent-elles converger ?
 > 
"Nous voulons avoir une démarche commerciale"
 > 
"Il n'y a pas eu d'apport significatif pour mon cabinet"
 > 
"Les experts-comptables sont assis sur un gisement d'opportunités"

"Les experts-comptables sont assis sur un gisement d'opportunités"

mardi 11 octobre 2011
Les missions de conseil peinent à se mettre en place dans de nombreux cabinets. Explications de Pascal Viaud, dirigeant de la société Qualixel, qui accompagne les experts-comptables dans leur démarche marketing et commerciale.
"Les experts-comptables sont assis sur un gisement d'opportunités"
Noter :

Quel constat faites-vous ? Les cabinets viennent-ils sur les missions de conseil ?

En raison de la déréglementation croissante, la profession comptable change de modèle économique. L'érosion de la rentabilité des missions traditionnelles est inexorable. Aujourd'hui, les cabinets n'ont plus d'autres choix que d'aller sur les missions de conseil. Or, la majorité des experts-comptables ont conscience de ces changements mais éprouvent de réelles difficultés à les mettre en œuvre. Plusieurs raisons : ils ne sont pas formés à la démarche commerciale et marketing et n'ont pas développé de compétences en la matière. De plus, ils manquent de temps et n'ont pas les équipes sensibilisées sur ces points. Les cabinets sont généralement et avant tout des centres de production déclaratifs. Ces difficultés se rencontrent généralement dans les petits cabinets et même parfois dans les structures de plus de 50 salariés.

Y a-t-il un marché du conseil ?

Toutes les enquêtes menées par les cabinets auprès de leur clientèle aboutissent aux mêmes conclusions : les clients attendent de leur expert-comptable plus de conseils pour les aider à réussir leur métier de chef d'entreprise. C'est à l'évidence un marché. Or, ce n'est pas une simple option pour le cabinet : s'il ne satisfait par les besoins de son client, celui-ci risque d'aller voir ailleurs ! Les experts-comptables sont assis sur un gisement d'opportunités car ils bénéficient d'un niveau de confiance formidablement élevé avec leurs clients.

Quels besoins remontent les clients des cabinets ?

Tout ce qui est utile au dirigeant pour la réussite et la pérennité de sa structure : l'analyse et l'anticipation de la rentabilité et la trésorerie, l'amélioration de la négociation bancaire, l'organisation de l'entreprise, la gestion des salariés (formation, recrutement, entretiens annuels…), la formation (administratif, bureautique, comptabilité, gestion…), etc. Sur la base de nos enquêtes, nous remontons toujours les mêmes besoins aux cabinets. Malheureusement, force est de constater que peu élargissent leur offre de services : quel gâchis !

Plus précisément, pourquoi les experts-comptables ne vont-ils pas sur le marché du conseil en gestion ?

Quand l'expert-comptable pense mission de conseil, il pense d'abord que c'est lui qui va réaliser la prestation et non son collaborateur. Il réfléchit donc à des prestations haut de gamme pour viser le haut de sa clientèle, comme la gestion patrimoniale. Ainsi, il ne développe pas des missions plus simples comme le conseil en gestion. Pourtant c'est une mission naturelle au regard de ses compétences et celles de ses collaborateurs. Mais les refrains sont toujours les mêmes : "on ne sait pas vendre", "nos clients n'ont pas les moyens", "personne n'est disponible", "personne ne sait faire", etc. C'est ainsi que pendant ce temps, d'autres avancent…

Concrètement, comment mettre en place une mission de conseil ?

Il y a un volet commercial puis un volet production. Dans un premier temps, le cabinet doit formaliser son offre de services : quelles sont les missions qui répondent au mieux aux besoins de mes clients et que mon cabinet est capable de produire ? Ensuite, le cabinet peut déployer un plan vente pour la promouvoir efficacement auprès des clients et prospects, en s'appuyant notamment sur des collaborateurs au profil développeur (10 à 15% de l'effectif). Par exemple, nous accompagnons un cabinet de 25 collaborateurs dans l'organisation de journées portes ouvertes visant notamment à promouvoir 4 missions de conseil, dont une prestation de négociation bancaire. Ces réunions fonctionnent généralement très bien avec des taux d'achat souvent supérieurs à 50% dans les 3 mois qui suivent la réunion. Autre avantage : le cabinet peut inciter le client à venir à ces réunions accompagné d'une autre entreprise, non (encore) cliente. La capacité de prescription du client est le principal moteur de croissance interne du cabinet, mais elle est rarement optimisée.

Une fois la mission vendue, il s'agit ensuite de la produire…

Cette phase est souvent un frein majeur dans le cabinet, où la capacité de production disponible est plutôt une denrée très rare. Plusieurs axes doivent être abordés : la normalisation de la mission de conseil, l'acquisition des bons outils logiciels et le recrutement. Mais sur ce dernier point, le cabinet doit d'abord se demander si le temps de production de ses collaborateurs est optimisé. Enfin, une incohérence est souvent rencontrée : d'un côté des clients chronophages, désorganisés et rarement stratégiques qui noient les collaborateurs sous leurs demandes intempestives, et de l'autre, des clients-clés du cabinet qui ont des besoins non satisfaits, faute de disponibilité du cabinet…

Comment s'annonce l'avenir ?

Aujourd'hui, les multiples évolutions réglementaires et jurisprudentielles accélèrent la pression concurrentielle sur les petits et moyens cabinets. Depuis la rentrée 2011, les experts-comptables constatent aussi une tension plus forte dans la trésorerie de leurs clients. Si certains continuent à "jouer à l'autruche", la majorité se mobilise. Nous assistons à une augmentation sensible des demandes d'accompagnement de la part des cabinets pour les aider à rentrer dans cette logique de marché. Et lorsque les premiers résultats tombent, nombre d'entre eux se demandent pourquoi ils n'ont pas commencé plus tôt...


Pascal Viaud est diplômé d'expertise comptable et dirigeant de la société Qualixel.
Un article des Editions Législatives
Vous appréciez cet article ? Partagez-le !
Partagez-le sur Wikio Partagez-le sur Scoopeo Partagez-le sur Tape moi Partagez-le sur Fuzz Partagez-le sur Mister Wong Partagez-le sur Jamespot Partagez-le sur Google buzz Partagez-le sur Facebook Partagez-le sur Twitter
Envoyer par e-mail
Commentaires

Ajouter un commentaire


Saisissez le code présent dans l'image de gauche.
Ce système de saisie de code nous permet d'éviter la réception de spams et contribue à la qualité des commentaires sur nos articles. Il n'apparaitra plus une fois identifié.