Le réseau Qantea et le cabinet Sadec Akelys viennent de se rapprocher. Pour quelle raison ?
Tout d'abord, nous avons toujours la volonté d'accroître notre pénétration du marché national. Qantea s'est constitué au départ par un groupe d'experts-comptables du Languedoc Roussillon puis s'est étendu dans le Var, les Bouches du Rhône et à Paris par la fusion avec le réseau Arpège. Ce rapprochement apporte une complémentarité en termes de territoire. L'intégration de Sadec Akelys, après un an de discussions, nous permet d'être présent dans un grand quart Nord est de la France et de nous renforcer sur Paris. C'est important car certains clients, nationaux ou franchisés, ont tendance à choisir des réseaux eux-mêmes nationaux ou franchisés.
Est-ce la seule raison ?
Il y a une deuxième raison fondamentale. On assiste à une évolution très rapide des possibilités commerciales et publicitaires des cabinets. C'est la conséquence à la fois du changement dans la demande des clients et de nos règles déontologiques. Ceux qui ne sont pas dotés d'une force commerciale auront des problèmes d'existence dans quelques années. Nous voulons avoir une démarche commerciale et de communication pour pénétrer certains clients que l'on n'adresse pas aujourd'hui. Et pour les petits cabinets qui veulent garder leur liberté, nous apportons une réponse satisfaisante plutôt que d'être rachetés par un groupe. Notre réseau les accueille sans lien capitalistique puisque qu'il est constitué en GIE.
Pensez-vous que les petits cabinets n'ont pas les moyens de communiquer ?
Certaines formes de communications nécessitent des moyens financiers dont ne dispose pas forcément un petit cabinet. Or, comme je l'ai dit précédemment, on s'aperçoit que certains clients franchisés veulent une réponse nationale. Il faudra donc probablement un jour communiquer au plan national, par exemple avec de la publicité dans des médias nationaux. C'est d'ailleurs ce qui se passe dans le secteur marchand. On retrouvera ce phénomène dans notre métier. Mais notre réseau ne sert pas qu'à ça.
Qu'attendez-vous en matière de démarchage par l'expert-comptable ?
J'espère qu'on arrivera à trouver des limites à cette pratique commerciale. La principale est que l'on reste dans un climat de loyauté.
Quelles sont les autres forces de votre réseau ?
Qantea sert aussi à s'entraider par exemple dans le réalisation de travaux pour répondre rapidement et avec efficacité à une mission particulière. Nous disposons aussi d'un forum privé accessible en intranet dans lequel nous répondons aux questions techniques posées par nos membres. Nous employons aussi un système de videoconférence qui sert à tenir notamment nos réunions de bureau ainsi que les commissions qui traitent de sujet particulier comme l'informatisation du cabinet, la démarche commerciale et marketing, etc. Et avec l'adhésion de Sadec Akelys, nous disposons d'une filiale informatique qui répond aux besoins des cabinets comme à ceux des clients. Enfin, notre réseau est membre de Inaa group. Cela permet de couvrir l'international aussi bien pour les clients étrangers qui souhaitent s'installer en France que pour les clients français qui veulent s'implanter à l'étranger. Et notre gouvernance est très équilibrée. Le bureau est composé pour moitié de membres de Sadec Akelys et pour moitié de membres déjà présents dans le réseau Qantea. Et nous disposons d'un secrétaire général, véritable cheville ouvrière qui travaille à plein temps pour le réseau.
Etes-vous à la recherche d'autres membres ?
Oui. Nous recherchons des membres dans les régions Ouest et Centre. Notre objectif est d'être présent dans les principales villes de ces régions. Et il faut que l'on atteigne la taille critique. Nous avons bon espoir d'y parvenir. Notre nouvelle taille, avec un chiffre d'affaires de 37 millions d'euros, 21 cabinets, 43 bureaux, 59 associés, 10000 clients et près de 500 collaborateurs nous rend beaucoup plus attractif.
Un article des Editions Législatives