Vos partenaires vous accompagnent

Groupama
Groupama
Avec Groupama, Assureur généraliste, valorisez auprès de vos clients votre démarche Les Alertes professionnelles et proposez un bilan santé d'assurance de l'entreprise et de l'entrepreneur.
Gan Assurances
Gan Assurances
Avec Gan Assurances, les experts-comptables bénéficient d'une relation de proximité leur permettant de proposer à leurs clients une palette d'expertises complémentaires à travers des outils performant valorisant leur accompagnement : optimisation de la rémunération du dirigeant, la protection sociale du dirigeant…
Accueil
 > 
Catalogue
 > 
Vie du cabinet
 > 
Home Clic d'avance
 > 
Infos
 > 
Tous métiers
 > 
Management
 > 
Commerce
 > 
Commissariat aux comptes
 > 
Pas de prime pour les non-grévistes

Pas de prime pour les non-grévistes

vendredi 3 septembre 2010
Attribuer une prime aux salariés qui n'ont pas participé à un mouvement de grève est une pratique discriminatoire. Peu importe que les salariés restés en poste aient effectivement connu un fort accroissement d'activité le temps du conflit social.
Pas de prime pour les non-grévistes
Noter :

Lors d'un mouvement de grève, l'employeur (article L. 2511-1 du Code du travail) ne doit ni sanctionner les grévistes ni favoriser ceux qui n'ont pas participé au conflit. Attribuer une prime aux salariés qui, en plus de leur travail, ont accepté de remplacer leurs collègues le temps de la grève est donc une pratique illicite.

Une prime de 150 € pour les non-grévistes

En 2007, 17 salariés d'une PME de nettoyage participent une semaine à un mouvement de grève. À l'issue du conflit social, l'employeur décide d'attribuer aux 12 salariés qui sont restés à leur poste une prime à titre exceptionnel de 150 €. Les grévistes s'estiment discriminés. Ils demandent en justice le bénéfice de cette prime.

Compenser une surcharge de travail

Pour sa défense, l'employeur explique que la prime de 150 € ne vise pas à sanctionner les grévistes mais simplement à compenser la charge de travail inhabituelle subie par les salariés restés en poste pendant le conflit. Afin d'éviter le risque de perdre un client important, ces derniers ont en effet dû remplacer leurs collègues. C'est cette surcharge de travail, élément étranger à toute discrimination, qui est indemnisée, assure la direction.

L'employeur doit rester totalement neutre

Mais la Cour de cassation condamne l'entreprise. "Est discriminatoire l'attribution d'une prime aux salariés selon qu'ils ont ou non participé à un mouvement de grève", déclare-t-elle. En d'autres termes, le fait que les salariés restés en poste aient travaillé davantage sur une courte période ne justifie pas une différence de traitement : la prime doit bénéficier à tous.


Primes en cas de grève : ce qu'impose la jurisprudence
La réduction ou la suppression d'une prime pour participation à une grève n'est pas discriminatoire si les autres absences, différentes de celles que la loi assimile à du temps de travail effectif, entraînent la même réduction ou suppression. Ainsi, minorer la prime d'assiduité d'un gréviste n'est pas illicite dès lors qu'une absence pour maladie a les mêmes effets.
Un article des Editions Législatives
Vous appréciez cet article ? Partagez-le !
Partagez-le sur Wikio Partagez-le sur Scoopeo Partagez-le sur Tape moi Partagez-le sur Fuzz Partagez-le sur Mister Wong Partagez-le sur Jamespot Partagez-le sur Google buzz Partagez-le sur Facebook Partagez-le sur Twitter
Envoyer par e-mail
Commentaires

Ajouter un commentaire


Saisissez le code présent dans l'image de gauche.
Ce système de saisie de code nous permet d'éviter la réception de spams et contribue à la qualité des commentaires sur nos articles. Il n'apparaitra plus une fois identifié.